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Tarn (81)

Samedi 13 août 2005 6 13 /08 /2005 00:00
Enfin l'éolien poursuit son développement en Midi-Pyrénées... dommage qu'il faille attendre des espagnols pour investir dans ce domaine. La France prend un retard qui sera rapidement insurmontable en matière technique, économique et philosophique.

Merci à l'Espagne, au  Danemark ,à l'Allemagne d'avoir compris avant nous!

Voici 2 articles parus dans la Dépèche du Midi le 12/8/2005

TARN.
Parc éolien en vue près de Carmaux

Si tout se déroule comme prévu, un parc d'au moins six éoliennes va voir le jour dans la commune de Laparrouquial. Le permis de construire devrait être délivré avant la fin de l'année. C'est un projet colossal pour ce village d'à peine une centaine d'habitants. Hautes de 84 mètres, les éoliennes pourront produire de l'électricité pour 10 000 personnes. Une énergie que la société espagnole Gamesa, porteuse du projet, revendra directement à EDF. Réputé pour son vent, le site a tapé dans l'œil de Gamesa. « On est à 500 mètres d'altitude, le coin est le plus élevé de la région. Ici le vent souffle toute l'année » indique le maire de la commune. (...)


UNE SOCIÉTÉ ÉNERGÉTIQUE ESPAGNOLE A FLASHÉ SUR CE VILLAGE DU CARMAUSIN.
Bientôt six éoliennes à Laparrouquial

Le projet est sur de bons rails. Si tout se déroule comme prévu, d'ici la fin de l'année, le permis de construire un minimum de six éoliennes au Puech dans la commune de Laparrouquial, près de Cordes-sur-Ciel, sera délivré. C'est un projet colossal pour ce village d'à peine une centaine d'habitants.
Hautes de 84 mètres, elles pourront produire de l'électricité pour 10.000 personnes. Une énergie que la société espagnole Gamesa, porteuse du projet, revendra directement à EDF. À la fin du mois, tous les habitants seront convoqués pour une ultime réunion d'information et de consultation.

Tout a débuté il y a deux ans, quand Gamesa a contacté la municipalité pour installer des éoliennes sur le site de la commune. « On est à 500 mètres d'altitude, le coin est le plus élevé de la région, ici le vent souffle toute l'année », indique le maire de Laparrouquial, Claude Loupias. Le site a tapé dans l'œil de Gamesa. La mairie a émis un avis favorable à la poursuite de l'étude. Le projet a fait l'unanimité, dix élus sur onze ont voté pour. « On est à fond pour la construction des éoliennes. Car, ce qui nous intéresse, c'est de faire rentrer de l'argent dans les caisses de la commune. Ici, il n'y a pas d'artisans, c'est une aubaine pour nous, un vent porteur » analyse le maire. (...)



 
Par lambeaux - Publié dans : Tarn (81)
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Mercredi 12 octobre 2005 3 12 /10 /2005 00:00
ENERGIES RENOUVELABLES. L'ÉCOSITE DU HAMEAU DE GAURAN OUVRE SES PORTES CE WEEK-END À GRAMONT
 
Il y a six mois à peine, Dany et Valérie Doutres s'installaient au moulin de Gramont pour mettre en œuvre un projet d'envergure: mettre en valeur les énergies renouvelables, l'habitat bioclimatique et alternatif et les matériaux naturels et surtout créer un écosite pédagogique, où toutes ces techniques seraient mises en valeur. C'est aujourd'hui chose faite avec la création de l'association « Eco- Amo », chargée d'animer un écosite situé au hameau de Gauran. « Cette association est issue d'un collectif local composé d'habitants du hameau, entrepreneur et agriculteur, qui utilisent le site de Gauran pour promouvoir le respect de l'environnement . C'est un lieu de mise en valeur de potentiels locaux, naturels, scientifiques, techniques, économiques et culturels. Nous souhaitons démontrer que construire sain et écologique est non seulement possible mais aussi accessible, mais aussi démontrer l'intérêt de préserver la biodiversité, par la pratique du jardinage biologique de variétés anciennes de légumes et par la mise en place d'une basse-cour d'espèces rustiques. La mission d'Eco-Amo est de faire partager la dimension écologique de l'éco-hameau par une approche pédagogique, la diffusion et l'échange d'informations.
L'association a déjà organisé des stages sur la gestion écologique de l'eau, l'utilisation du chanvre ou des badigeons à la chaux dans le bâtiment. Le prochain stage se tiendra le 23 octobre de 9 h 30 à 12 h 30 sur le thème de la construction et de la finition des murs en terre crue. » explique Valérie.

 
 
UNE MAISON NATURE
L'écosite du hameau de Gauran ouvre ses portes pour la première fois au public, samedi 15 et dimanche 16 octobre, dans le cadre du CLER (comité de liaison des énergies renouvelables). Tout au long du week-end les visiteurs pourront découvrir les systèmes d'énergies renouvelables installés sur le hameau Gauran.

Au cœur de la campagne lomagnole, Dany et Valérie vous accueillent dans une maison en pierre, destinée à abriter le siège de l'association. Un bâtiment en devenir, qui utilisera l'énergie solaire, combinée à une éolienne pour la production d'électricité. Le chauffage des locaux sera assuré par poêles à granulés et le pompage de la source voisine grâce à l'installation solaire. Une première étape dans ce vaste programme impulsé par ce couple passionné et dynamique.

L'écosite sera ouvert samedi et dimanche de 9 heures à 12 h 30 et de 14 heures à 17 h 30.

Gisèle Dos Santos

La Dépêche du Midi  Article paru le 12/10/2005


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Jeudi 24 novembre 2005 4 24 /11 /2005 23:26

ENVIRONNEMENT. 40 TONNES DE PRODUITS USAGÉS VONT ÊTRE COLLECTÉES GRATUITEMENT EN TROIS JOURS.


Pendant trois jours, les agriculteurs du Tarn (1) vont rallier l'un des 14 points de collecte du département afin d'y laisser leurs produits phytosanitaires non utilisables (PPNU). Une opération d'envergure qui pourrait permettre d'éliminer une grosse partie de ce gisement de produits phytosanitaires (« les médicaments des plantes » selon l'expression de Bernard Delsuc, vice-président de la chambre d'agriculture) pour l'environnement et devenues inutiles aux paysans. Une opération qui plus est gratuite.
Ce qui est loin d'être négligeable lorsqu'on sait que le coût d'élimination et de transport de ces matières dangereuses grimpe à 1 660 € la tonne. Cette fois, la dernière sans doute, les agriculteurs en possession de produits périmés, interdits d'utilisation suite à un changement de réglementation ou « de fonds de bidons » peuvent amener leur PPNU sans avoir besoin de payer pour s'en débarrasser.

INTERDITS OU RETIRÉS
Une aubaine pour Benoît Tragné, qui a repris la ferme familiale depuis 1996 à Aussac : « J'avais un stock de vieux produits qui appartenaient à mon père et dont je ne me suis jamais servi. » Habitué à apporter ses bidons usagés, Benoît Tragné a sauté sur l'occasion de se séparer de son stock, dès hier matin. « Il y a un peu de tout », sourit Nicolas Doumerg, de la SAS Doumerg à Albi, un des 14 points de collecte. « Certains produits existent encore mais l'emballage a radicalement changé. D'autres sont dosés différemment. Certains sont aujourd'hui carrément interdits, d'autres n'existent plus depuis 30 ans ou plus… » Sur place, dans le hangar de chez Doumerg, Henri Calvayrac, l'employé spécialement formé à la chambre d'agriculture, fait le tri entre poudres et liquides inflammables. Chaque échantillon, dans son emballage comportant l'étiquette d'origine, est placé dans une poche plastique étanche et déposé dans des fûts ou des containers. Chaque agriculteur reçoit en échange de son apport une attestation de dépôt. En attendant qu'à l'issue de la collecte, le transporteur vienne charger le tout et le conduise à Banzens, en Gironde. « Il n'y a pas de recyclage pour les PPNU », précise Cécile Fraysse, technicienne en charge du dossier. « Tout est détruit par incinération à très haute température avec traitement draconien des fumées ».

100 T ÉLIMINÉES EN 5 ANS
À la chambre d'agriculture, maître d'œuvre de cette collecte avec Adivalor, organisme de traitement issu de l'industrie phytosanitaire qui prend en charge la moitié du coût de l'opération, on espère récupérer 40 tonnes de produits durant ces trois jours. Un chiffre qui représenterait 75 % du gisement tarnais. En 2000 déjà, une collecte gratuite avait été organisée à l'échelle du département qui avait permis de mettre hors d'état de nuire quelque 60 tonnes. En l'espace de 5 ans, 100 tonnes de produits phytosanitaires seraient ainsi rayées de la carte tarnaise.

« Il y a dans le monde agricole une volonté farouche d'être le plus respectueux possible des plantes et des personnes », assure le vice-président de la chambre d'agriculture. Une prise de conscience relayée par les grossistes et coopératives agricoles : « Si on peut faire un geste pour la protection de la nature, on est 100 % partant », conclut Nicolas Doumerg.

Jérôme Schrepf

(1) L'opération se déroule simultanément dans le Tarn, l'Aveyron et le Tarn-et-Garonne

La Dépèche du Midi Article paru le 23/11/2005
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Mercredi 15 mars 2006 3 15 /03 /2006 22:18
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Mardi 11 juillet 2006 2 11 /07 /2006 22:54
COMMUNIQUÉ DE PRESSE  TARN                   Albi, le 11 Juillet 2006

   CAP 21 présente sa première action dans le Tarn :
    Un Livre blanc sur l’influence des métiers de l’habitat pour l’efficacité énergétique en France !      

    CAP 21 est un mouvement politique dont la présidente est Corinne LEPAGE*, ancienne ministre. Combattante de l’environnement, avocate depuis 30 ans et indépendante, elle a toujours défendu la cause environnementale, en particulier auprès des maires et des associations ( marées noires, OGM, risques majeurs) . CAP 21 veux défendre un réformisme écologique, une république de la responsabilité partagée et un système démocratique donnant un réel pouvoir à la société civile.

    Mouvement encore jeune dans le TARN, sa représentation doit s’étoffer et les adhérents appellent  à les rejoindre tous ceux et celles qui sont intéressés par une autre vision et un autre pragmatisme de la politique. A ceux qui entendent promouvoir les valeurs humanistes et écologistes en replaçant les questions liées à la citoyenneté, à la démocratie participative et au développement durable au cœur du débat politique et de l’activité économique.

    Dans le cadre de l’application de deux nouvelles réglementations sur L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE DE L’ HABITAT , Jérôme ROBERT et Jeanne HUC , vous invitent dans le TARN à vous informer sur la responsabilité de chacun des acteurs publics et privés dans nos comportements sur la GESTION DE L’ÉNERGIE et la nécessité de donner la priorité à L’ECO-CONSTRUCTION .Dans ce but , CAP 21 du Tarn vient de publier un “livre blanc” qui met en perspective ce défi  de toutes les populations:

1/ La mise en place du DPE, Diagnostic d’Efficacité Energétique des bâtiments, initialement applicable le 1er juillet  2006, qui vient d’être reporté à l’automne**. Il s’agit de contrôler tous les biens en vente sur des critères d’économie d’énergie, d’isolation et d’émission de CO2 , parallèlement à l’actuel Diagnostic plomb / termites auquel vendeurs et notaires sont déjà familiers.
Ce contrôle de plus destiné à sensibiliser tous les publics sur la nécessité de réduire nos émissions de pollution doit permettre de réaliser des économies d’énergie chez soi  !

2/ Les conséquences attendues de la nouvelle norme RT 2005 , applicable également en septembre, qui conditionnent une nouvelle façon de construire, d’isoler et de consommer l’énergie de nos maisons et d’habitat collectifs, responsables de 40% de la facture énergétique et de 25% des émissions de gaz à effet de serre.
Ce secteur, le plus "énergivore" en France l’est aussi  aux Etat-Unis où la consommation représente 39% contre 27% pour les transports...pays où l’automobile est reine !
Ce constat est aussi édifiant que l’idée reçue sur ces sujets: Se loger pollue plus que se déplacer même si une voiture pollue autant qu’une chaudière.

    Qui est concerné ? Tous les publics, en particulier , les maîtres d’ouvrage,donneurs d’ordre, architectes, artisans du bâtiment, métiers de l’immobilier  et du confort intérieur . Si les professionnels  se sentent  déjà sous la pression des réglementations, l’action politique ne peut-elle aider à un certain “décloisonnement” de la rigidité des marchés ?
    Dans ce contexte réglementaire n’est-il pas salutaire que les conséquences dévastatrices du déréglement climatique viennent modifier les usages si elles offrent de nouvelles opportunités économiques ? ( A l’origine des défiscalisation du chauffage à énergie renouvelable !) .
    Et si elles apportent des orientations politiques différentes ?
    Avec CAP 21, nous avons la conviction que les énergies alternatives vont avec des choix politiques alternatifs: Parlons-en car  le débat dans l’action est  une urgence !

* Corinne LEPAGE sera candidate  à l’élection présidentielle 2007
elle s’exprime régulièrement sur le blog de CAP21, un extrait du 1er juin 2006: “Consciente de mes responsabilités, j’appelle toutes celles et ceux se reconnaissant dans ce combat en faveur de l’action et contre l’immobilisme et  qui doit transcender le clivage gauche-droite à se réunir et à le soutenir.”
- Site officiel: http://www.cap21.net/                  


- Blog de CAP 21 , déléguation régionale MIDI-PYRÉNÉES:
http://cap21-midi-pyrenees.over-blog.com/
- Pour contacter la responsable régionale, Martine SUSSET: martinesusset@wanadoo.fr /
-Les délégués du TARN, Jeanne HUC et Jerome ROBERT:

- Corinne LEPAGE s’exprime aussi sur son Blog:
 http://corinnelepage.hautetfort.com/

-Pour adhérer à CAP 21:
http://www.cap21.net/adherer2.html

-Pour soutenir Corinne LEPAGE sans adhérer:
http://www.lesamisdecorinne.com/


Deux livres débats :

--> « Et si c’était elle ? »est le dernier ouvrage de Corinne Lepage. Il s’agit d’une auto-fiction politique  où elle expose ses propositions innovantes, son refus du sectarisme et de l’immobilisme et son ouverture sur la société civile.

-->L'association ECORESP a réalisé, sous la direction de Corinne Lepage, ancien ministre de l'Environnement,  le premier livre débat sur l'économie responsable, fruit d'un travail collaboratif mené pendant plusieurs mois par des professionnels des questions environnementales :
http://www.ecoresp.fr/


** Ce délai permettra d'achever la mise au point des textes et la bonne information de tous les professionnels chargée de son application.
Le diagnostic d’efficacité énergétique (DPE) permettra au candidat acquéreur :
- d'être informé sur les caractéristiques thermiques (chauffage, production d'eau chaude, etc.) du bien qu'il souhaite acheter et sur ses consommations d'énergie,
- d'être sensibilisé à la lutte contre l'effet de serre grâce aux "étiquettes énergie" (classement de la consommation et quantité de gaz à effet de serre émise),
- d'être incité à réaliser des travaux d'économie d'énergie, grâce à des recommandations et des conseils de gestion.
Par Jerome Robert - Publié dans : Tarn (81)
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Mardi 6 mars 2007 2 06 /03 /2007 22:44
Les Dimanche et Lundi de pentecote aura lieu, comme tous les ans la foire
Biocybele à Gaillac.

Cette manifestation est organisée par Nature et Progrès Tarn.

La page d'accueil de leur site internet décrit cette foire / rencontre /
conférence / débats comme suit :

'' Reconnue comme la plus grande foire biologique et écologique du grand
sud-ouest, Biocybèle est organisée depuis 24 ans par l'association Nature &
Progrès Tarn. Cette manifestation a pour vocation de promouvoir les
produits de l'agriculture biologique, l'artisanat de qualité à vocation
écologique, et les alternatives éco-sociales, dans une ambiance conviviale
et festive soutenue par une grande diversité d'activités culturelles et
ludiques. ''

leur site : www.biocybele.net
qui renvoie sur : http://perso.orange.fr/nptarn/
Par lambeaux - Publié dans : Tarn (81)
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Mercredi 12 septembre 2007 3 12 /09 /2007 22:25
(La Depeche du Midi) SAINT-JUÉRY. IL S'ÉTAIT DÉMENÉ POUR DÉNONCER LE DANGER. BERNARD COUDERC TOMBE MALADE À SON TOUR...

Exprimez-vous... Que pensez-vous du combat du riverain de l'ex-incinérateur de Saint-Juéry ?

Ses cheveux tombés et ses joues amaigries en témoignent. « Ce matin, je commence ma cinquième chimio », confie Bernard Couderc. De passage hier à « La Dépêche du Midi » à Albi, ce jeune retraité de 62 ans a relaté son nouveau combat, contre la maladie.

Le 24 janvier 2007, ce Saint-Juérien et son épouse ont déjà fait la Une. Une étude de l'Institut national de veille sanitaire (INVS), portant sur quatre départements dont le Tarn, a confirmé que les cancers sont plus nombreux chez les personnes exposées pendant plus de 10 ans aux retombées d'un incinérateur à ordures.

Riverains, lieu-dit « Bel Air », de celui de Saint-Juéry-le-Haut, Bernard et Geneviève Couderc n'ont eu de cesse de dénoncer ce risque, désormais avéré. Avec pendant des années le sentiment de prêcher dans le désert. « On passait pour l'emmerdeur public », dit cet ancien dessinateur.

COMME SON ÉPOUSE

À l'âge de 50 ans, alors qu'elle n'avait pas d'antécédent familial, son épouse fut victime d'un cancer des deux seins ; un type de cancer pour lequel l'INVS a démontré une fréquence plus importante près des incinérateurs. Le mari est désormais frappé à son tour. Le mal s'est déclaré à Pâques, trois mois après la parution de notre premier article. « J'arrivais du ski. Je me sentais tellement en forme que je venais de renouveler mon matériel. Le lendemain, en coupant du bois, j'ai eu la tête rouge. Deux ou trois jours après, cela a recommencé en montant à pied une petite côte. J'avais l'impression qu'il faisait très chaud. Une semaine plus tard, j'avais pris dix centimètres de tour de cou, je ne pouvais plus boutonner la chemise… »

«PAS D'ILLUSION»

À la clinique Claude-Bernard, un examen dépiste un cancer des bronches, qui s'est communiqué entre les deux poumons. Une grave affection, combattue par une chimiothérapie tous les 21 jours. « Le traitement est un des meilleurs qui existe, mais je ne me fais pas d'illusion. Je garde le moral, espérant faire partie de ceux qui s'en sortent. Je vis avec ça. Heureusement, je suis très entouré, par ma femme, mes enfants, les amis qui se manifestent. C'est extrêmement réconfortant. Un voisin est venu me voir. Il a un cancer aussi… » déplore Bernard Couderc.

Pas plus pour lui que pour sa femme, on ne peut prouver que l'ex-incinérateur, qui a fermé en 1999, est en cause. « Ce qui est certain, c'est que j'ai été exposé », constate Bernard Couderc. Il admet aussi « avoir fumé étant jeune. Mais ce cancer n'a pas été répertorié comme le cancer des fumeurs… » Ce père de famille « croise maintenant les doigts », pour ses deux filles. « Il y a peut-être une prévention à faire. J'espère que le fait qu'elles soient parties plus tôt de la maison les aura épargnées… »

Bernard Couderc va vendre la maison en pierre restaurée avec tant de soin à Bel Air. Maintenant que l'incinérateur est remplacé « par une déchetterie très bien tenue », il n'y a plus de danger. Mais Bernard pense à sa femme, qui ne pourra pas rester isolée à la campagne, quand il ne sera plus là. Il ne verse pas dans l'amertume. « Mon seul regret, c'est de ne pas avoir commencé mon combat encore plus tôt… »

Alain-Marc Delbouys


Des poursuites envisagées

Lorsque son état de santé le lui permet, Bernard Couderc continue à rassembler « des éléments et des articles, dans le but de démontrer la pollution et que les responsables de l'incinérateur de Saint-Juéry ne pouvaient pas ignorer le risque ». En 2004, Bernard et Geneviève Couderc ont obtenu 31 000 euros de dommages et intérêts pour « troubles du voisinage ». Bernard Couderc entend maintenant engager des poursuites en correctionnelle « pour mise en danger de la vie d'autrui ». Il vise à la fois les deux présidents successifs du Syndicat intercommunal à vocation multiple (Sictom) de Villefranche-d'Albigeois et l'ancien maire de Saint-Juéry, ainsi que « les directeurs de la DDASS de l'époque, qui auraient pu tout faire arrêter. Je veux faire comprendre qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Entré en service en 1975, l'incinérateur de Saint-Juéry était destiné aux ordures ménagères. Mais on a aussi brûlé des plastiques, des mousses, du polystyrène. Le panache de fumée (voir photo ci-dessus) se voyait à 20 km. Le four a aussi fonctionné en échappement libre, sans filtration… »


 


 

Note du blog master: je participe au Grenelle de l'Environnement en particulier dans le groupe déchets, je peux vous garantir que le lobby des incinérateurs (pardon des unités de valorisation énergétique des déchets comme ils disent) est très puissant...
Par lambeaux - Publié dans : Tarn (81)
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