Présentation

Gers (32)

Lundi 28 février 2005 1 28 /02 /2005 00:00
A L’INITIATIVE DE LA COMMUNAUTÉ DE COMMUNES BASTIDES &VALLONS DU GERS ET DE LA MISSION D’ANIMATION DES AGROBIOSCIENCES

JEUDI 10 MARS 2005 - 21H00

Le Monde à l'Envers 20, place de l’Hôtel de Ville, 32230Marciac

Faut - il en finir avec le développement durable ?
avec François de Ravignan

Agro-économiste, administrateur de l'Association pour le développementde l'emploi agricole et rural dans l'Aude. Auteur de "La faim, pourquoi ?",Ed. La Découverte, 2003.
Pour François de Ravignan, il est temps de ré-interroger leterme de développement durable, qui n'est ni technique, ni scientifiquemais purement idéologique. L'agroéconomiste affirme que l'expressionporte en elle une contradiction : développement et durabilitésont incompatibles. Et, au nom de ce concept, on assisterait dans certainesrégions du monde, "à une débâcle de l'environnementet du social" !
Un débat à ne pas manquer.

Un apéritif sera offert à 19h30 par la Communautéde Communes Bastides & Vallons. Interlude musical par les élèvesdu Collège de Marciac.
A 20h, dîner possible pour 8 euros. Renseignements et réservationsauprès de l'Office de Tourisme de Marciac : 05 62 08 26 60


Pour en savoir plus sur le Café-débat et le programmeà venir, consultez le site de la
Mission Agrobiosciences sur www.agrobiosciences.org

Par olivier lambeaux - Publié dans : Gers (32)
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Mercredi 2 mars 2005 3 02 /03 /2005 00:00
Réunion publique de présentation organisée par ARGOGM 23 février 2005 à Auch (Association pour un Référendum Gersois sur les OGM)

L'association, représentée notamment par son médiatique président Michel Cardoze, a présenté au public présent dans la salle du Mouzon à Auch sa démarche en vue d'aboutir à l'organisation d'un référendum sur les OGM.

Michel Cardoze a ensuite présenté les 4 débats publics qui auront lieu dans 4 communes du Gers en Mars et Avril.

Auch, le 2 mars, salle du Mouzon à 20h30

Présents :
  • Louis Marie Houdebine, INRA Jouy en Rosas, généticien, chercheur, travaille sur les animaux génétiquement modifiés
  • Lilian Ceballos, biologiste pharmacien, chercheur, spécialiste sécurité alimentaire
  • Bernard Maruejouls, président du comité de certification ECOCERT

Nogaro, le 17 mars, salle d'animation des arènes à 20h30
Présents :
  • Alain Toppan, directeur de recherche Biogemma-Limagrain
  • Frédéric Jacquemart, docteur en médecine, docteur es sciences, administrateur de France Nature Environnement

Condom, le 7 avril, salle Pierre de Montesquiou à 20h30
Présents :
  • Corinne Lepage, ancienne ministre de l'environnement, avocate en droit environnemental, présidente de Cap21
  • Philippe Gracien, directeur de l'interprofession semences GNIS
  • Gilles Eric Séralini, généticien

L'Isle Jourdain, le 14 avril, salle des mariages à 20h30

Présents :
  • Arnaud Apoteker, Greenpeace France
  • Francine Casse, Professeur à l'université de Montpellier, membre de la Commission du Génie Biomoléculaire (CGB)
  • Bernard Maruejouls, président du comité de certification ECOCERT

La loi de décentralisation prévoit la possibilité de réalisation de référendum d'initiative populaire à condition que 10% au moins des électeurs inscrits le demande par pétition (décret à paraître), l'association a donc mis au point  un texte de pétition demandant l'organisation d'un référendum pour que les gersois puissent se prononcer Pour ou Contre les OGM.

Cette réunion aura donc été le point de départ de la pétition permettant de pouvoir soumettre aux gersois ce référendum sur les OGM : 14000 signatures seront nécessaires pour permettre son organisation. L'association se donne 2 mois pour y parvenir.

Suite à cette présentation a eu lieu un débat entre les participants et les membres de l'association.
En est ressorti le regret de ne pas voir de défenseurs des OGM et le rappel de l'intérêt du débat contradictoire et de l'opportunité que l'on a tous à saisir en répondant favorablement à cet appel.

En fin de réunion, les personnes présentes ont donc pu se munir de tracts et de feuilles de pétition afin de commencer dès le lendemain ce recueil de signatures.

Cap21 Gers, s'associe à cette démarche.


Les pétitions sont à renvoyer au siège de l'association :
Association pour un Référendum Gersois sur les OGM
Maison des associations
29, chemin de Baron
32 000 Auch

Chargée de mission :
Isabelle Boulanger
Tel : 05 62 60 27 82
Courriel : refredum.gersois@wanadoo.fr

Par Eric Bouquier - Publié dans : Gers (32)
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Jeudi 17 mars 2005 4 17 /03 /2005 00:00
La Mission Agrobiosciences organisait, le 10 mars dernier à Marciac, un café-débat sur le thème « Faut-il en finir avec le développement durable ? ».

 A cette question, François de Ravignan, agro-économiste, répond que nous nous sentons menacés dans ce que nous faisons et qu’il n’existe pas de prospérité à perpétuité : il n’a rien contre le terme de « durable », la question se poserait plutôt, selon lui, sur celui de « développement ».

 Il constate qu’un mythe subsiste, remontant au siècle des Lumières et à la révolution industrielle, qui veut que l’Histoire ne peut aller que dans le sens du progrès et que le futur sera toujours meilleur que le passé…

 Il préfère  « politique » durable, dans le sens de  « gestion de la cité durable » à « développement » durable.

 Pessimiste sur l’avenir des pays pauvres, il rappelle que la richesse des états n’est pas la richesse des peuples. Pour illustrer le décalage entre pays riches et pays pauvres, il fait la remarque suivante :  «On se sent plus pauvre seul sur une autoroute, que seul sur un chemin de la forêt équatoriale».

 La Mission Agrobiosciences vient de publier sur son site internet (http://www.agrobiosciences.org)  quelques extraits de cet excellent débat, vous les trouverez ci-dessous.


Eric Bouquier, délégué Cap21  Gers,
Martine Susset, déléguée Cap21  Midi-Pyrénées.


Café-débat de Marciac. 10 mars 2005

Faut-il en finir avec le  développement durable ?

Avec François de Ravignan,  agro-économiste, administrateur de l’ADEAR 11 (Association pour le développement  de l’emploi agricole et rural dans l’Aude). Il publie de  nombreux articles ré-interrogeant le concept de développement durable. Extraits.


La faim pourquoi ? François de Ravignan

 « On est toujours dans la  logique pays riches- pays pauvres. Par exemple on nous dit que "les  pays pauvres" demandent que les marchés occidentaux soient davantage ouverts à leurs produits ; il peut en effet avantager les commerçants  et le gouvernement de la Côte d’Ivoire de vendre davantage  d’ananas et de bananes ; mais cela est-il un réel avantage pour  les paysans locaux ? Il semble que l’on ne se soit pas encore  aperçu - à moins qu’on ne le veuille pas - que la réalité est plus  complexe, et même autre, à savoir qu’il y a, dans les pays dits  pauvres, des riches qui décident pour les pauvres ; et dans les pays  dits riches, des pauvres qui ne décident de rien.

 
Quant au concept de  développement durable (sustainable development), nous apprenons qu’il  a trouvé son origine dans le rapport, publié en 1987, dans la commission des Nations-Unies pour l’environnement et le développement, présidé  par le premier ministre norvégien Gro Harlem Bruntland en 1983, sous le  titre "Our common future". Il est repris à son compte, sans guère  de critique, dans les colonnes du Monde (1), par Amartya Sen, prix Nobel  d’économie. Or ce concept n’est ni technique, ni scientifique, mais purement idéologique. Le développement durable est avant tout destiné  à faire durer le développement. Et qu’est-ce que le développement,  dans son acception courante ? C’est l’idée que la  croissance matérielle est la base essentielle du progrès de l’humanité vers plus de bien-être ; avec pour corollaire le  concept de "trickle down", à savoir que la croissance de la  production matérielle est, de facto, profitable à plus ou moins long terme  à toute la population. Ce dernier concept se fonde sur l’expérience occidentale du XXème siècle, mais il n’est valable ni pour  l’Europe du XIXème siècle, ni pour les autres régions du monde comme  de nombreux chercheurs l’ont démontré (par exemple Mahbub ul Haq dès  les années soixante-dix) et comme bien des exemples l’ont illustré.  Il faut aujourd’hui affirmer non seulement que la croissance n’améliore  pas nécessairement le sort des gens, mais qu’une telle amélioration  peut se réaliser sans croissance performante, peut-être même avec une  stagnation du produit ou même une décroissance (en tout cas de la  production exportable). La croissance, en Europe continentale dans la  première moitié du XIXème siècle, avant le grand déploiement industriel, a  été certainement très modeste ; elle fut principalement celle de  l’agriculture et ne devait guère dépasser ce 1 % qu’on  considère aujourd’hui en France comme catastrophique. Il  n’empêche que c’est à cette époque que la disette a vraiment reculé de façon stable... A la même époque, en Haïti, la  suppression de nombreuses plantations coloniales de café et de cacao a pu  passer pour une catastrophe économique, la production exportable du pays en  ayant été profondément diminuée. On ne dira pas que ce ne fut pas un  progrès pour les paysans qui développèrent alors des cultures de  subsistance. On peut probablement en dire autant de l’évolution de l’agriculture cubaine aujourd’hui (voir l’Ecologiste,  numéro 7, juin 2002). Dans le numéro précité du Monde, M. Wolfensohn,  président de la Banque Mondiale montre de façon tout à fait évidente,  encore que non intentionnelle, l’extraordinaire contradiction qui existe entre développement et durabilité. Car il annonce d’une part  que pour assurer le bien-être de l’humanité, il faudrait quadrupler  le produit dans le même temps que la population croîtrait de 50 % ;  mais qu’il est difficile d’imaginer une telle croissance sans de graves atteintes à l’environnement, sur la maîtrise desquelles il  ne s’étend pas et pour cause. Car comment imaginer qu’un  système de production qui d’ores et déjà pose de graves problèmes  écologiques puisse produire quatre fois plus, en même temps que ces problèmes  trouveraient une solution ? C’est typiquement la quadrature du  cercle... Mais quelle serait l’alternative ? Sinon une  redistribution qui implique nécessairement un appauvrissement des riches,  une décroissance si possible programmée. En dépit de tous les constats  qu’on a pu faire sur les limites ou les dégâts de la croissance, il  est presque évident que la programmation d’une décroissance ne fera  jamais ou que si elle est faite elle ne sera pas mise en application. La  seule décroissance possible est alors une décroissance forcée, sous  l’effet des conflits, ou des pénuries, ou des deux ensemble. Plus  nous retardons à voir ce "common future" et à chercher à  l’assumer pratiquement, et plus ses conditions risquent d’être  dramatiques. Le 6 septembre, à l’issue de la conférence (2), Le Monde  publie les propos de Gerry Bair du Conseil canadien pour la coopération  internationale : "Nous assistons à une débâcle de l’environnement et du social, au nom du développement durable".  Quant à Courrier international, il titre : "Sommet de la  Terre : le grand bluff". Les entreprises, fortement représentées  à cette réunion, ont fait des pieds et des mains pour défendre leurs intérêts. Ainsi le développement l’a emporté sur le durable, et la  contradiction entre ces termes est une fois de plus démontrée. » (1) daté  du 23 août 2002 (2) Sommet du développement durable, Johannesburg, août  2002

François de Ravignan est ingénieur agronome, ancien  chercheur à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA).  Il a longtemps travaillé dans les pays du Sud et est l’auteur de  nombreux ouvrages, dont Nouveaux voyages dans les campagnes françaises  (avec René Dumont, Le Seuil, 1977), Le nouvel ordre de la faim (avec Albert Provent, Le Seuil, 1977), Les sillons de la faim (avec Jacques Berthelot,  L’Harmattan, 1981), L’intendance ne suivra pas (La Découverte,  1988), et La faim pourquoi ? (La Découverte, 2003).

Lire aussi l’article « Vous avez dit développement  durable ? » http://www.agrobiosciences.org

Bibliographie proposée par François de Ravignan :
 Paul Bairoch : "Le tiers-monde dans l’impasse", idées  Gallimard 1971
 La ligne d’horizon et al : "Défaire le développement,  refaire le monde", Parangon, Paris, 2003
 Jacques Ellul : "Le système technicien", Calmann-Lévy, 1977,  réed Le Cherche-Midi, 2004
 François Partant : "La fin du développement, naissance  d’une alternative", 1982, réed Babel 1997
 Gilbert Rist : "Le développement - Histoire d’une croyance  occidentale", Presses de sciences-po, 1996
 Immanuel Wallerstein : "L’après-liberalisme -Essai sur un  système-monde à réinventer", L’aube poche essai, 2003
 Serge Latouche : "Décoloniser l’imaginaire", Parangon,  2003
 François de Ravignan : "La faim, pourquoi ?", La  Découverte, 2004


Retrouvez le programme complet des Cafés-débats à Marciac sur http://www.agrobiosciences.org

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Par Eric Bouquier - Publié dans : Gers (32)
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Vendredi 15 avril 2005 5 15 /04 /2005 00:00
Environ 300 personnes avaient répondu  à l’invitation de Michel Cardoze, médiatique président de l’ARGOGM (Association pour un Référendum Gersois sur les OGM), qui organisait  à Condom, le 7 avril dernier, une  3ème réunion publique portant sur  les OGM. Participaient à ce débat :

  - Corinne Lepage, ancienne ministre de l'environnement, avocate en droit environnemental, présidente de Cap21,

- Philippe Gracien, directeur de l'interprofession semences GNIS,

 - Gilles Eric Séralini, généticien.

Gilles Séralini a tout d’abord présenté le Crii-Gen (Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le Génie Génétique, présidente, Corinne Lepage) dont il est président du Conseil Scientifique, qui a pour mission d'assurer une expertise et la plus grande transparence sur les risques sanitaires et environnementaux des OGM. Il s’est avant tout montré favorable à la recherche et à l’utilisation du génie génétique maîtrisé. Il a  rappelé que c’est en 1983 que sont apparues les 1ères plantes OGM, puis dans les années 1995-1996 que sont arrivés  les OGM dans le monde  pour l’alimentation  :  soja pour 60%,  maïs pour 23%, blé et colza pour le reste, les principaux pays producteurs étant les USA pour  57%, l’Argentine pour 20%, le Canada pour 7%, le Brésil pour 6% et l’Europe pour 0,01-0,02%. Il est à noter que ces plantes, résistant aux désherbants, ont la particularité de produire de l’insecticide en continu. Des tests ont eu lieu sur les rats, dont les résultats n’ont pu être obtenus par le Crii-Gen qu’après saisie de la Commission d'Accès aux Documents Administratifs (CADA), les procès verbaux faisant état de ces risques auprès de la commission gouvernementale. Ces tests indiquaient que des rats nourris de maïs transgénique présentaient des signes pathologiques : augmentation des globules blancs, diminution des globules rouges… En novembre 2004, le Crii-Gen obtenait un nouvel ensemble de documents comprenant les comptes-rendus de divers Etats membres confirmant ces risques sanitaires. Il demande à présent publiquement la levée du secret industriel et du secret gouvernemental sur les tests de toxicité des OGM, réalisés par les firmes, et qui démontrent des effets significatifs sur la santé et souhaite soumettre ces documents à la controverse scientifique.  Gilles Séralini insiste sur le fait qu’il n’y a pas de traçabilité pour les OGM expérimentaux et pose la question des risques sur l’environnement. Il répond à celà que toute diffusion ne peut être étanche et que, pour l’heure, les OGM sont moins testés que les pesticides. A noter : depuis 2003 aux USA, il y existe des certifications de programmes non OGM.

Philippe Gracien prend la parole à son tour et déclare que le métier des semenciers est de faire de la recherche et de fournir aux agriculteurs des semences, et que travailler sur l’infiniment petit est devenu l’une de leurs principales préoccupations. Les OGM sont présents sur 81 millions d’ha dans 17 pays (l’Asie, l’Amérique du Sud et l’Europe comprises). Le problème de la pyrale n’offrant que 3 solutions : la lutte biologique, la lutte chimique et la lutte transgénique, la solution la meilleure étant bien-entendu celle qui apporte la sécurité de rendement, donc la sécurité de revenus. Le maïs transgénique est utilisé pour l’alimentation animale. L’on trouve aux USA d’autres insectes non encore présents en Europe. La lutte chimique devient réduite, la solution est transgénique. Autre exemple, la sécheresse est un problème majeur pour le maïs, on cherche aujourd’hui certains maïs moins consommateurs d’eau. La réglementation européenne est établie selon 2 critères : que l’adjonction à la plante ne la rende pas allergène et que la plante ne mette pas en difficulté l’environnement immédiat. Le consommateur, grâce à l’étiquetage (+0,9% génétiquement modifié) aurait, selon lui, désormais le choix. A la question posée dans la salle : qui est prêt à manger OGM ? personne n’a levé la main. Philippe Gracien répond à celà que si personne ici ne veut d’OGM, les semenciers iront ailleurs, sans état d’âme.

Corinne Lepage prend la parole a son tour et met en garde sur une pollution irréversible. Contrairement aux autres types de pollutions, la pollution génétique est définitive (science du vivant). Elle dénonce la chape du secret industriel et le système pollué-payeur ou victime-payeur : il n’y a pas de responsabilité de ceux qui fabriquent les OGM, contrairement à l’Allemagne où c’est le producteur OGM qui paye. Elle insiste sur les effets  qui peuvent se révéler dans les 10 ans sur la santé humaine (exemple de l’amiante) et sur le fait qu’aucune compagnie d’Assurances ne veut couvrir les risques. Elle dénonce qu’il n’y a pas d’études faites sur le milieu récepteur, que ce point précis de la directive n’est pas appliqué chez nous, et elle insiste sur le système dans lequel ce que l’on appelle les effets précoces sont d’abord niés, puis reconnus, et enfin mal traités ! Elle s’étonne de l’apparition subite d’un insecte en Europe, jusque là inexistant, juste après un feu vert européen pour la mise sur le marché d’un OGM qui traite précisément cet insecte. Corinne Lepage termine son intervention en insistant sur l’importance de l’exemple gersois, seul département en France où il est possible de s’exprimer sur ce sujet, grâce à la pétition.

Nous tenons ici à saluer Michel Cardoze pour sa façon très professionnelle d’avoir mené les débats dont la qualité fut  remarquable, ainsi que les membres de l’ARGOGM pour leur excellent travail .

Martine Susset (Midi-Pyrénées),

Eric Bouquier (Gers),

Nicole Studniarek (Hte-Garonne)
Par Eric Bouquier - Publié dans : Gers (32)
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Samedi 21 mai 2005 6 21 /05 /2005 00:00

Cafés-débats à Marciac

« Comprendre les agricultures du monde »

organisé par la Communauté de Communes Bastides et Vallons du Gers et

la Mission Agrobiosciences


« quel avenir pour les Appellations d’Origine en Europe ? »

Entre OMC, réforme de la PAC et élargissement de l’Union européenne…


jeudi 26 mai 2005


Avec Ana Soeiro, ingénieure agronome, Chef de la Division de Promotion des produits de qualité à l’Institut du développement rural et hydraulique (ministère de l’Agriculture du Portugal), collaboratrice d’Origin, association fédérant 70 organisations pro-indications géographiques de 30 pays.

Le sujet

Le système européen des IGP (Indications géographiques protégées), dérivé des AOC (Appellations d’origine contrôlée) françaises et des AOP (Appellations d’origine protégée) portugaises, a été reconnu compatible avec les règles du commerce international par un "panel" de l’Organisation mondiale du commerce, en mars dernier, résistant à l'offensive menée devant l'Organisation par les Etats-Unis et l'Australie qui la jugeaient « protectionniste » et «discriminatoire ».

Dans un article de Libération « Les produits de terroir se démarquent » daté du 18 mars 2005, Florent Latrive explique que « cette décision de l’OMC était très attendue, car la planète se divise aujourd’hui en deux groupes de paysD’un côté, les amis du terroir, avec l’Europe et un nombre croissant de pays en développement, de la Chine au Kenya en passant par le Mexique (...) Face à eux, les ennemis du terroir, comme le Canada, les Etats-Unis ou la Nouvelle-Zélande, qui ne jurent plus que par les marques ». Le journaliste salue au passage le travail d’Origin (organisation internationale pour un réseau des indications géographiques dont la mission est de défendre les AOC à l’OMC), qui fédère des organismes pro-indications géographiques de 30 pays.

L’année 2005 s’annonce comme une étape charnière. En effet, les produits d’Appellation devraient faire l’objet d’une actualité importante en cette période de reconnaissance des AOP et des IGP dans l'ensemble des pays d’Europe. Sur les 1 300 dossiers déposés depuis dix ans (1994), seuls 678 ont été inscrits (décembre 2004 ) par la Commission et le Comité de réglementation de Bruxelles. « Certains dossiers », explique Ana Soeiro, « ne prouvaient pas le lien entre le produit et le terroir et d’autres étaient mal construits ! » Par ailleurs, on peut aussi souligner la mise en place de l'Arepo, l’Association des régions européennes et des produits d'origine, dont le but est de défendre les produits d’appellation dans le cadre de la PAC.

Du coup, entre négociations à l’OMC - où Origin et l'Union européenne, le Japon et d'autres pays se battent pour une extension de la protection internationale des IG dont bénéficient les vins et spiritueux aux autres produits alimentaires –, réforme de la PAC et élargissement de l’Union européenne, quel avenir pour les Appellations d’origine en Europe ?

Pour répondre à cette question, Ana Soeiro décrira le système existant, les changements à y apporter en fonction des résultats du panel de l’OMC et du rôle amical que l’Europe veut jouer vis-à-vis des pays tiers désirant mettre en place des Indications géographiques, mais qui restent isolés par absence de système légal de protection sur l’origine dans leur pays d’origine !


Pour en savoir plus sur les Cafés-débats à Marciac, cliquer : http://www.agrobiosciences.org/rubrique.php3?id_rubrique=5


Par Olivier Lambeaux - Publié dans : Gers (32)
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Jeudi 2 juin 2005 4 02 /06 /2005 00:00

Cafés-débats à Marciac

« Les produits de terroir, entre cultures et règlements  »

jeudi 16 juin 2005

Avec Laurence BÉRARD, chercheur au CNRS, à l’Unité mixte de recherche Eco-anthropologie et ethnobiologie (CNRS, Muséum national d’histoire naturelle), coresponsable du pôle "Ressources des terroirs-cultures, usages, sociétés", implanté à Bourg-en-Bresse. Elle est l’auteur avec Philippe Marchenay de l’ouvrage "Les produits de terroir : entre cultures et règlements" publié en avril 2004 aux Editions du CNRS.
Le sujet
Grataron d'Arêches, pogne de Romans, cardon, bouche rouge. tarte au quemeau, pormonier, boudin d'herbe, chapons et poulardes de Bresse... Porteurs d'une étonnante diversité biologique et culturelle, les « produits de terroir » foisonnent aujourd'hui dans tous les secteurs agroalimentaires.

Depuis 1992, l'Europe réglemente la protection de leur nom. Ce dispositif, qui se répand comme une traînée de poudre, conjugue une origine géographique et des qualités particulières. Sur quels critères repose cette qualification ? Quel est le contenu de la relation à un lieu ? Comment prendre en compte la tradition, l'histoire, les savoirs et les pratiques, la culture locale en un mot ?
De plus en plus, notre société tend à associer étroitement la valorisation de ces productions à leur dimension patrimoniale : un patrimoine vivant, synonyme de revitalisation et de trajectoire dynamique pour peu que les acteurs locaux en décident. Mais ces charcuteries, fromages, huiles, fruits ou légumes, dont l'existence est intimement liée à la consommation locale, sont aujourd'hui très convoités. Ils doivent se frotter aux normes d'hygiène, aux stratégies commerciales des grandes enseignes, à l'industrie agroalimentaire. Que reste-t-il alors de la dimension culturelle qui signe leur spécificité ? Réponse avec Laurence Bérard.

Pour en savoir plus sur les Cafés-débats à Marciac, http://www.agrobiosciences.org/


Par Martine Susset - Publié dans : Gers (32)
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Lundi 25 juillet 2005 1 25 /07 /2005 00:00
Marciac les 3/4/5 août 2005 Les Agriculteurs dans la société
Traditions, urgences et perspectives: Comment accorder les temps?

Pour plus d'informations: http://www.agrobiosciences.org
Par lambeaux - Publié dans : Gers (32)
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Mercredi 17 août 2005 3 17 /08 /2005 00:00
CAP 21 a toujours privilégié le respect de l'Etat de droit dans la défense des principaux enjeux environnementaux et sanitaires posés à notre société. Il en était ainsi de la question relative aux cultures de plantes transgéniques pour laquelle CAP 21 n'approuvait pas la désobéissance civique et le recours à l'arrachage volontaire des essais en plein champ comme mode d'intervention dans le débat Malheureusement, la décision du Tribunal Administratif de Pau rejetant la possibilité au Conseil Général du Gers d'organiser un référendum d'initiative populaire sur la question des OGM relève de l'incompréhension et donne raison aux partisans d'une action politique placée hors de la stricte légalité. Eric Delhaye, porte-parole de CAP 21 s'insurge d'une décision qui nie le droit le plus élémentaire aux électeurs du Gers de s'exprimer par voie référendaire alors que 12,5 % d'entre eux avaient sollicité l'organisation du débat par pétition. Le rendez-vous citoyen est manqué. Un seuil dangereux est franchi dans la dégradation de la vie démocratique française où la censure et l'opacité règnent au détriment du débat qui s'impose.
Par lambeaux - Publié dans : Gers (32)
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Mercredi 24 août 2005 3 24 /08 /2005 00:00
Samedi 27 août au dimanche 28 août : Présentation de produits alimentaires biologiques, de l'habitat sain et de l'énergie renouvelable, des métiers d'art. Thème essentiel : l'EAU.Conférences, restauration biologique sur place. Ouvert de 9h à 19h.
Par lambeaux - Publié dans : Gers (32)
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Jeudi 25 août 2005 4 25 /08 /2005 00:00
PAU (AP)18.08.05 -- Le tribunal administratif de Pau a suspendu la délibération du conseil général du Gers tendant à organiser un référendum début octobre sur les essais OGM en plein champ dans le département. Dans un communiqué diffusé jeudi, le président du conseil général et député PS Philippe Martin a indiqué que le département se réservait le droit de faire appel. "Nous savons désormais que lorsque le gouvernement parle de ’principe de précaution’ et de ’démocratie participative’, ces mots sont en réalité vides de sens", a-t-il dénoncé. Dans son ordonnance rendue le 16 août, le tribunal, saisi en référé au mois de juillet par le préfet du Gers, précise que "l’exécution de la décision du conseil général (...) est suspendue jusqu’à ce qu’il soit statué sur sa légalité". Le tribunal note que "le préfet soutient dans sa requête que le projet soumis à la consultation des électeurs ne relève pas de la compétence des autorités départementales". Seize mille signatures, soit 10% du corps électoral du Gers, ont été recueillies par une association locale (Argo) pour l’organisation d’un référendum gersois sur les essais OGM en plein champ, selon le conseil général du Gers. AP



Par lambeaux - Publié dans : Gers (32)
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