Samedi 21 mai 2005
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Cafés-débats à Marciac
« Comprendre les agricultures du monde »
organisé par la Communauté de Communes Bastides et
Vallons du Gers et
la Mission Agrobiosciences
« quel avenir
pour les Appellations d’Origine en Europe ? »
Entre
OMC, réforme de la PAC et élargissement de l’Union européenne…
jeudi 26 mai 2005
Avec Ana Soeiro,
ingénieure agronome, Chef de la Division de Promotion des produits
de qualité à l’Institut du développement rural et hydraulique
(ministère de l’Agriculture du Portugal), collaboratrice d’Origin,
association fédérant 70 organisations pro-indications géographiques
de 30 pays.
Le sujet
Le
système européen des IGP (Indications géographiques
protégées), dérivé des AOC (Appellations d’origine
contrôlée) françaises et des AOP (Appellations d’origine
protégée) portugaises, a été reconnu compatible
avec les règles du commerce international par un "panel" de l’Organisation
mondiale du commerce, en mars dernier, résistant à l'offensive
menée devant l'Organisation par les Etats-Unis et l'Australie qui
la jugeaient « protectionniste » et «discriminatoire ».
Dans
un article de Libération
« Les produits de terroir se démarquent »
daté du 18 mars 2005, Florent Latrive explique que « cette
décision de l’OMC était très attendue, car la planète
se divise aujourd’hui en deux groupes de pays. D’un côté,
les amis du terroir, avec l’Europe et un nombre croissant de pays en développement,
de la Chine au Kenya en passant par le Mexique (...) Face à eux, les
ennemis du terroir, comme le Canada, les Etats-Unis ou la Nouvelle-Zélande,
qui ne jurent plus que par les marques ». Le journaliste salue
au passage le travail d’Origin (organisation internationale pour un réseau
des indications géographiques dont la mission est de défendre
les AOC à l’OMC), qui fédère des organismes pro-indications
géographiques de 30 pays.
L’année 2005
s’annonce comme une étape charnière. En effet, les produits
d’Appellation devraient faire l’objet d’une actualité importante en
cette période de reconnaissance des AOP et des IGP dans
l'ensemble des pays d’Europe. Sur les 1 300 dossiers déposés
depuis dix ans (1994), seuls 678 ont été inscrits (décembre
2004 ) par la Commission et le Comité de réglementation de
Bruxelles. « Certains dossiers », explique Ana Soeiro,
« ne prouvaient pas le lien entre le produit et le terroir et
d’autres étaient mal construits ! » Par ailleurs,
on peut aussi souligner la mise en place de l'Arepo, l’Association des régions
européennes et des produits d'origine, dont le but est de défendre
les produits d’appellation dans le cadre de la PAC.
Du coup, entre
négociations à l’OMC - où Origin et l'Union
européenne, le Japon et d'autres pays se battent pour une extension
de la protection internationale des IG dont bénéficient les
vins et spiritueux aux autres produits alimentaires –, réforme de
la PAC et élargissement de l’Union
européenne, quel avenir pour les Appellations d’origine en Europe ?
Pour
répondre à cette question, Ana Soeiro décrira le système
existant, les changements à y apporter en fonction des résultats
du panel de l’OMC et du rôle amical que l’Europe veut jouer vis-à-vis
des pays tiers désirant mettre en place des Indications géographiques,
mais qui restent isolés par absence de système légal
de protection sur l’origine dans leur pays d’origine !
Pour en
savoir plus sur les Cafés-débats à Marciac, cliquer :
http://www.agrobiosciences.org/rubrique.php3?id_rubrique=5
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