Editorial-Presse

 

La région Midi-Pyrénées est heureuse de vous acueillir sur son nouveau Blog.

Cap21 Midi-Pyrénées se dote, à son tour, de cet outil moderne de communication pour mieux vous informer sur l’actualité environnementale de notre région et pour vous faire découvrir les actions que nous menons dans les 8 départements qui couvrent notre vaste territoire : Haute-Garonne , Gers, Tarn-et-Garonne, Lot, Tarn, Aveyron, Ariège et Hautes-Pyrénées.
Première région de France par sa superficie, Midi-Pyrénées est aussi grande que le Danemark et plus grande que la Belgique, la Suisse ou les Pays-Bas.
Par son étendue, sa diversité, sa richesse historique, son potentiel intellectuel et industriel, Midi-Pyrénées occupe une place stratégique tant au niveau national qu’européen.
Autour de sa métropole toulousaine, c’est une région extrêmement contrastée, aux paysages multiples, à la fois rurale et urbaine, qui rassemble un réseau de villes moyennes et des zones marquées à la fois par leurs différences et leurs complémentarités.
Des Pyrénées aux contreforts du Massif Central, plaines et vallons, montagnes et plateaux, lacs et rivières, causses et piémonts apportent leurs spécificités et leurs attraits. Pays des grands espaces, pays de l’eau, pays du bien-vivre et pays de tradition, Midi-Pyrénées est une région au grand devenir.
Avec nous, vous constaterez que les problèmes liés à l’environnement ne sont pas les mêmes, que l’on se trouve en zone de montagne, à la campagne ou à la ville.
C’est avec plaisir que nous vous ferons découvrir cette magnifique région aux multiples facettes qui est la nôtre, et que nous entamerons le dialogue avec vous.

Martine Susset - Déléguée Régionale

Présentation

Mercredi 31 octobre 2007

NOUVELOBS.COM | 31.10.2007 | 14:35

La proposition va à l'encontre de l'objectif de diviser par deux les émissions de CO2 dues au transport aérien, selon les écologistes. Les personnels de la compagnie aérienne Corse Méditerranée protestent eux aussi.

Les écologistes appellent à favoriser la voie maritime en Corse, conformément aux conclusions du Grenelle (Reuters)

Les écologistes appellent à favoriser la voie maritime en Corse, conformément aux conclusions du Grenelle (Reuters)

La proposition de Nicolas Sarkozy d'ouvrir les aéroports corses aux vols "low cost" apparaît aux écologistes "en complète contradiction" avec les conclusions du Grenelle de l'environnement qui stipulaient de limiter l'essor de l'aérien, apprend-on mercredi 31 octobre.
"C'est bien une rupture écologique, mais dans le mauvais sens", relève mercredi Olivier Louchard, du Réseau Action Climat (RAC) : "Au lieu de favoriser les liaisons maritimes, on encourage l'aérien, de loin le plus émetteur" de gaz à effet de serre.
Selon les calculs du RAC, un aller-retour en avion Paris-Ajaccio génère 540 kg d'équivalent CO2 (dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre). Pour le même trajet effectué en TGV jusqu'à Marseille, puis en ferry, le rejet s'élève à moins de 10 kg.
"A titre de comparaison, rappelle le Réseau, un ménage français émet 4,2 tonnes de CO2 par an pour l'ensemble de ses déplacements".

"Copie à revoir"


"La première copie de l'élève Sarkozy, nouvel écolo, est pour le moins à revoir", ajoute Olivier Louchard.
La table ronde du Grenelle consacrée au climat concluait sur la nécessité de réduire les émissions dues aux transports de 20% d'ici 2012 et, en particulier, de diviser par deux celles du transport aérien.
La création de nouvelles infrastructures aéroportuaires devait, dans le même esprit, être "conditionnée à un déplacement de trafic pour des raisons environnementales", sans nécessairement saturer les aéroports existants.
"C'est une très mauvaise politique, contradictoire avec le Grenelle", juge également Yves Cochet, député Vert et auteur de "la Fin du Pétrole": "le transport aérien est le plus impactant sur l'environnement, en émissions de gaz à effet de serre et en bruit, il y a donc beaucoup de raisons écologiques non seulement de ne pas l'augmenter mais de le réduire".

Sans avenir


"En outre, poursuit-il, au plan énergétique les low costs sont sans avenir avec la flambée du prix du baril de pétrole" qui a dépassé ces derniers jours les 90 dollars.
"Ces compagnies vivent sur des stocks de kérosène constitués en 2003 pour 2007, mais d'ici 2 à 5 ans, elles n'auront plus la trésorerie suffisante".
"Je ne comprends pas pourquoi l'ensemble du territoire français peut aujourd'hui trouver des vols à trente euros sur des compagnies à bas coût, sauf la Corse", avait déclaré mardi le président, suggérant de "laisser une place aux compagnies low-cost".
Cette "mauvaise idée" s'ajoute à celle, également "très contradictoire avec le Grenelle", selon Yves Cochet, de délocaliser le conseil des ministres sur l'île. Cette initiative ayant nécessité une escorte de 1.500 policiers, il juge l'équipée aéroportée "démesurée".

2.000 tonnes émises


Selon Europe 1, qui a fait évaluer mardi par des experts le "bilan carbone" de ce déplacement - avions, hélicoptères, transferts routiers et nuits d'hôtel compris - il occasionnera l'émission de 2.000 tonnes d'équivalent CO2 (dixoyde de carbone et autres gaz) dans l'atmosphère.
Pris la main dans le sac, l'Elysée a assuré mercredi - avec un temps de retard - que ces émissions seraient "compensées" par un investissement propre: le ministère de l'Ecologie a sélectionné un projet d'hydroélectricté au Mexique, validé par les Nations unies, qui devrait permettre d'éviter l'émission de 1,4 millions de tonnes de CO2.
La proposition de Nicolas Sarkozy de favoriser les vols low cost a également provoqué une grève au sein de la Compagnie aérienne Corse Méditerranée (CCM). Le personnel a bloqué mercredi matin trois vols au départ d'Ajaccio et trois autres au départ de Bastia.
Par lambeaux - Publié dans : cap21-midi-pyrenees
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